a uma passante

sobre a mesinha de centro, diante do sofá, Baudelaire.
apanhei o livro, curioso, e o sopesei, tateei, folheei com gosto, até perceber um marcador de páginas. fechei então o livro e o devolvi ao seu lugar, com o respeito que se deve ao que é sagrado, ao que é alheio, ao que é de alguém que se quer bem.
pena não ter sido presente meu, para poder acrescentar à mão
À UNE PASSANTE
Charles Baudelaire
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douleur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair...puis la nuit! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?
Ailleurs, bien loin d’ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais!
vale a intenção? espero.


